Formation technique imminente de la deuxième vague de porteurs de projets

 

Photo d'une seance de formation technique des porteurs de projets PMEVA à Agri-Congo

Séance de formation à Agri-Congo lors de la prémiere vague de formation technique

Après la visite de deux émissaires du Ministère français de l’intérieur et de l’immigration, le projet de création de PME à valeur ajoutée (PME-VA) va entrer dans la seconde vague de formations techniques.

Messieurs S. Gallet et A. Bailleul du Pôle développement solidaire au Ministère français de l’intérieur et de l’immigration ont effectué le 16 Mars 2011 une visite de travail pour évaluer le projet PME-VA, dont le Ministère est bailleur de fonds.

Après cette évaluation, la seconde phase de formation technique devra commencer courant mai 2011. Elle concerne les porteurs de projets des filières emballage et recyclage des déchets, ainsi que les filières agro-pastorales et agro-alimentaires pour ceux qui n’avaient pas suivi la formation d’octobre dernier.

Concrètement il s’agira des volets suivants : la maîtrise des processus de production/fabrication, la maîtrise des coûts de production et enfin la capacité d’analyse des besoins en main d’œuvre.

A la fin de la formation, les participants auront donc acquis des connaissances à la fois techniques et managériales leur permettant d’avoir les informations nécessaires à l’élaboration de leur business plan.

Depuis le début du projet PME-VA en février 2009, 262 bénéficiaires ont été sélectionnés et répartis en 23 filières de production. 140 porteurs de projets ont reçu une formation managériale. 60 d’entre eux  avaient  participé en octobre 2010 à la première vague de formations techniques, dans les filières de la maçonnerie, l’agro-pastorale et l’agro-alimentaire.

Rappelons que le projet PME-VA a pour objectif de susciter la création de PME/PMI à valeur ajoutée.

Il est porté par l’APNI conformément à la convention de subvention  signée le 19 novembre 2008 avec le Ministère français de l’intérieur,  en charge du  développement solidaire.

 

Formation des acteurs économiques sur le droit OHADA

 

Vue des participants à la formation sur le Droit OHADA

Une formation sur le droit OHADA destinée aux commerçants, responsables d’entreprises et porteurs de projets s’est déroulée les 4 et 5 avril 2011 à la Chambre  Consulaire de Pointe-Noire. Il a permis aux participants d’avoir une base juridique essentielle pour leurs activités quotidiennes.

Les participants à ce séminaire ont  appris à utiliser les règles du droit OHADA et compris l’essentiel du droit des affaires OHADA. Notamment les trois actes récemment modifiés et/ou créés : le Droit des sociétés coopératives (nouvel acte), le Droit commercial général (modifié le 15/12/2010) et le Droit des sûretés (modifié le 15/12/2010).

Ce sont Maître Pierre Boubou, avocat au barreau du Cameroun, enseignant à l’université de Douala,Mme Clarisse Motsébo, juriste au secrétariat permanent de l’OHADA, et Maître Bhel Espérance Moussounda Boukambou, avocat.

Par ailleurs, la formation a été l’occasion de présenter le guide juridique de l’entrepreneur au Congo. Ce guide permet aux entrepreneurs et aux porteurs de projet d’entreprise d’être éclairé sur les aspects du droit des affaires OHADA, du droit fiscal, du droit pénal, du droit du travail, du droit de la sécurité sociale et du droit processuel.

C’est un outil indispensable au pilotage productif des entreprises. Il oriente l’entrepreneur dans l’accomplissement des diverses formalités :  constitutives, de transformation, de dissolution, etc.

Un exemplaire de ce guide est consultable à l’observatoire des marchés. Des exemplaires peuvent aussi être achetés auprès de la Chambre de Commerce.

 

 

Visite des entreprises du réseau APNI : « Il faut des solutions d’ensemble par l’approche filière »

 

Visite de EXPO-VISU, unité de fabrication des briques, tuiles et pavés en argile

La Déléguée Générale de l’APNI a visité du 11 février   au 22 mars  2011 quelques entreprises du réseau APNI. Anne-Gaud Millorit est allée rencontrer les responsables de ces entreprises, pour connaitre leur parcours, leur fonctionnement  ainsi que le niveau de développement de leurs activités.

La tournée des entreprises a permis à la nouvelle Déléguée Générale de connaître la réalité des entreprises du réseau de l’APNI  et aussi de recueillir leurs attentes, afin d’envisager l’avenir. « De cette visite, j’ai gardé l’impression que dans l’ensemble ces entreprises fonctionnent assez bien. Elles ont pu se pérenniser et mieux surmonter les obstacles, avec l’ambition d’aller vers une gestion où on se projette dans l’avenir » a dit Anne-Gaud Millorit.

Par ailleurs, il y a des attentes plus ou moins satisfaites en terme de financement, et aussi en terme de lobbying auprès des autorités publiques, afin de résoudre certaines difficultés relatives à l’approvisionnement, au coût des matières premières  ou de transport de certains matériaux, etc. La question de la formation professionnelle est aussi l’une des  attentes exprimées par les acteurs économiques.

Par rapport à tout cela, il y a nécessité d’une communication très claire sur les services que peut offrir l’APNI.

En effet, plusieurs entreprises se sont inscrites au CGA uniquement pour obtenir un financement. C’est certainement la première étape pour accéder au Fonds d’Investissement, mais ce n’est pas le seul but des CGA. « l’objet des CGA c’est de les accompagner dans leur gestion et leur comptabilité, afin qu’ils se développent d’abord avec leurs propres moyens. Cela doit être bien compris par tous » a dit Anne-Gaud Millorit.

En ce qui concerne la formation, il est vrai que le besoin est là. Mais pour le moment, l’APNI a mis en veille cet aspect, car ce n’est pas vraiment de son ressort. Il y a d’autres structures spécialisées qui le font très bien.

Au regard de l’ensemble des problèmes rencontrés, il apparaît clairement qu’il ne suffit pas d’aider une entreprise à mieux gérer ou à être financée pour résoudre ses problèmes. « Je crois qu’il faut avoir une réflexion sur chaque filière, voir quels sont les éléments de blocage et proposer des solutions d’ensemble. L’approche filière permettrait de passer à une échelle supérieure sur l’appui aux entreprises et son impact. »

Dans les CGA, en plus de l’appui lié à la comptabilité et la gestion, les entreprises ont aussi besoin de conseil sur la stratégie, sur les aspects commerciaux, conclut Anne-Gaud Millorit.

 

Lucrèce Matoug fait l’expérience de l’APNI

 

Lucrèce MATOUG à son poste de travail

Etudiante de Sciences Politiques en Master II de coopération et développement avec les pays du Sud, Lucrèce Matoug effectue son stage de fin d’études au sein de l’APNI depuis le mois de mars 2011 pour une durée de 7 mois.

Spécialisée sur la zone géographique du Maghreb et du Moyen-Orient, elle a souhaité élargir son champ de compétences avec une expérience africaine.

Particulièrement intéressée par l’engagement des grandes entreprises énergétiques pour les projets sociétaux, elle a effectué un premier stage en 2010 au sein de la « business unit » Développement Durable Afrique de l’entreprise AREVA.

Convaincue que les initiatives pour le développement naissent localement, elle est venue chercher à Pointe-Noire une expérience de terrain. Elle a trouvé au sein de l’APNI une structure adaptée à ses attentes autant au niveau de ses partenaires qu’à celui de ses projets.

Ce stage est pour elle la chance de mettre en pratique ses compétences dans une expérience opérationnelle du développement économique local.

Chargée de la méthodologie et des procédures de l’Association, elle assiste la Déléguée générale dans le suivi de l’avancée des projets.

 

« Mécanismes de financement d’Entreprises »

Vue de la salle de conférence de la Chambre de Commerce de Pointe-Noire lors du Mardi de l'APNI du 14 mars 2011

C’est le thème du Mardi de l’APNI du 14 mars 2011 à la Chambre de Commerce de Pointe-Noire. Au programme : la Méso finance et le Capital risque.

Gildas NDALA BIKOUMOU, Directeur du Cabinet Conseil Référence Consulting, a précisé à l’auditoire que la Méso finance est un segment de marché de financement adapté aux PME/PMI. Un service qui se situe à cheval entre la banque classique et les institutions de micro finance. La Méso finance présente plusieurs avantages, entre autres, le soutien dynamique du tissu entrepreneurial et l’appui des bailleurs de fonds pour développer un fonds de soutien aux PME/PMI. Des pistes de solution ont été évoquées, entre autres :  l’établissement d’un partenariat entre les banques et les établissements de micro finance, et la mise sur pied d’un projet de Méso finance avec l’appui de l’AFD. Le capital risque, consiste en une prise de participation des entités au fonds propre des entreprises, sous la forme d’un compte courant associé, générateur d’intérêts. Actuellement, les sociétés de capital risque n’existent pas au Congo.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour télécharger la présentation de ce Mardi.

Sensibilisation des acteurs économiques sur le projet ‘‘REFA’’

M. Jacques MABIALA Conseiller Technique du Ministre de l’Enseignement Technique et Professionnel

Le projet ‘’Réseau des Entreprises pour la Formation par Alternance’’ (REFA) a été présenté aux patrons des PME/PMI le 9 mars 2011 à la Chambre consulaire de Pointe-Noire. Les exposés  ont été centrés sur les Centres d’Enseignement et de Formation par l’Apprentissage (CEFA).

Lors de cette journée de sensibilisation, M. Jacques MABIALA Conseiller Technique  du Ministre de l’Enseignement Technique  et Professionnel a exposé sur les CEFA, dont l’objectif est de mettre en adéquation les formations dispensées avec les emplois disponibles.

Présentant à son tour l’Alternance,

M. Michel KOUBA, concepteur des programmes des CEFA, a souligné que ceux-ci constituent l’articulation entre le pôle de la formation théorique professionnelle et le pôle de la formation pratique en entreprise.

L’aboutissement de ce projet est conditionné par la conception des programmes adaptés, la formation des formateurs et la constitution du réseau des entreprises. Déjà, 97 entreprises locales sont enregistrées au réseau de l’alternance à Pointe-Noire.

Par la suite deux témoignages ont soutenu les travaux de présentation du REFA. Celui de M. Servais MPAMA de SDV Congo, et celui de M. Serge LOUKOUETI de Congo-Auto. La prochaine étape consiste à réfléchir sur la mise en place d’une charte sur la formation par alternance, l’élaboration de contrat type et les conditions d’accueil des apprenants dans les entreprises.